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Eglise Saint-Pierre de Saint-Amand-Longpré

41310 Saint-Amand-Longpré
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En 1923, l’abbé Cordier met au jour des scènes peintes à différentes époques sur tous les murs de la nef. Mais ces fragments sont très effacés et peu lisibles.
Suzanne Trocmé entreprend, en 1958, de dégager un Martyr de saint Etienne du XIIIe s., situé au-dessus de l’autel latéral nord. Ces peintures classées Monuments historiques ont été restaurés en 1989. L4emplacement de l’ensemble soulignait probablement la dédicace de cet autel. Saint Etienne était l’objet d’un culte important. L’une des représentations les plus anciennes se situe dans la crypte de Saint-Germain d’Auxerre (IXe s.).
Les différentes scènes que vous pouvez admirer dans cette église occupent trois registres superposés. Les bordures à l’ocre rouge et à l’ocre jaune sont soulignées de pastilles blanches.
Au registre inférieur, saint Etienne comparaît devant le Sanhédrin et tente de les convaincre.
Au registre moyen est représentée la Lapidation. Saint Etienne est vêtu d’une robe à décor losangé et tend les mains dans un geste de prière. L’intensité de la scène est rendue par la manière dont les nombreux personnages gesticulent et lancent des pierres en direction de la tête du martyr. Les visages des bourreaux sont vigoureusement dessinés et relevés de touches d’ocre rouge.
Dans la partie supérieure figure la vision que saint Etienne aurait eu pendant son martyre. Au centre, le Christ bénissant s’inscrit dans une demi-gloire. De part et d’autre, les anges thuriféraires, tenant la navette d’une main, balancent l’encensoir de l’autre. Cette scène est entourée d’une nuée ondulante qui correspond au récit des Actes des Apôtres.
Pour réaliser cet ensemble, l’artiste a su jouer des fonds alternativement vert et marron. La palette est assez riche : plusieurs tons de bleus et de verts, ainsi que l’ocre jaune et l’ocre rouge et l’on ne peut qu’imaginer les rehauts et les couches terminales maintenant disparus.
Le chœur et la nef sont ornés de nombreux personnages, encadrés d’ocre rouge sur fond de fleurs :
- Saint Martin à cheval, partageant son manteau ; saint Martin évêque,
- saint Sébastien transpercé de flèches
- Représentation divine accompagnée d’un ange et d’un personnage agenouillé


Un peu d’histoire sur l’église Saint Pierre :
Longpré a été rattaché à Saint-Amand en 1965. L’église paroissiale était autrefois un prieuré-cure dépendant de l’abbaye Sainte-Croix (Angles-sur-Anglin, Vienne). C’est un modeste édifice roman à chevet plat dont la flèche charpentée a été construite à l’est de la nef.
Cette nef est éclairée par des baies étroites et largement ébrasées à l’intérieur, caractéristiques du XIe S. Elle est couverte d’un plafond de bois, alors que le chœur possède une voûte lambrissée.
Cette petite église isolée, située à mi-pente dans la vallée de la Brenne, est précédée d’un porche du XIXe s.


Pour aller plus loin : bibliographie
Frédéric LESUEUR, Les églises de Loir-et-Cher, Paris, Picard1969.
Christian DAVY, Vincent JUHEL et Gilbert PAOLETTI, Peintures murales romanes de la Vallée du Loir, Ed. du Cherche-Lune, 1997.

Ouverte tous les jours (9h-18h) sauf dimanche après-midi.